Jo Witek : L'auteur de "Peur Express" se dévoile en interview
Jo Witek

Jo Witek : L'auteur de "Peur Express" se dévoile en interview

"Peur Express", un étonnant thriller vient de paraître aux éditions Actes Sud. Nous avons posé quelques questions à l'auteur, Jo Witek, une amoureuse des mots. Découvrez l'interview !

 

- "Peur Express" vient de sortir, pouvez-vous nous raconter comment vous est-
venue l'idée de cet étrange voyage à bord d'un train ?
Au départ, j’ai eu envie d’un récit avec des ados dans un train, mais je pensais
plutôt à quelque chose de drôle. L’idée du huit clos était là, mais sans plus…
Tout s’est accéléré lorsque j’ai croisé un sanglier en bord de route, d’ailleurs,
je remercie ce sanglier en fin de roman. C’est lui qui m’a livré le ton du livre :
fantastique et angoissant. En croisant cet animal sauvage, j’ai eu peur et cette
peur est entrée dans mon train… Étrange alchimie que la création littéraire,
n’est-ce pas ? Même en conduisant son véhicule ; on est parfois en train
d’écrire…dans sa tête.
- Sans révéler l'histoire, pouvez-vous nous ce qui a été le plus compliqué pour
vous dans l'écriture de ce thriller ?
Le nombre de personnages ! 6 ados plus l’enfant qui a des visions, auxquels
s’ajoutent les personnages très importants du contrôleur, de la conductrice
et d’Edward Michet, l’enquêteur des phénomènes paranormaux. Je me suis
constitué des fiches, j’ai même ajouté des portraits de personnes que j’ai trouvés
sur internet et qui ressemblaient à l’image que je me faisais de chacun de mes
personnages. La construction narrative était aussi très complexe. Même si la
facture en trois parties reste classique, j’ai semé pas mal d’éléments à résoudre
et quand on ouvre les « boîtes » à intrigues, il faut savoir les refermer, mais aussi
surprendre le lecteur. Je crois y avoir réussi avec la troisième partie, parfois
déconcertante pour certains.
- Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter à bord d'un train/avion...?
Pas d’anecdote, mais un réel amour pour le transport ferroviaire. J’aime le temps
du voyage en train et je rêve de pouvoir un jour monter à bord du Transsibérien.
Tous ces regards échangés avec des inconnus, ou avec des vaches qui paissent
dans les pâturages. Je trouve que le train est un décor très romanesque,
d’ailleurs très souvent utilisé au cinéma et en littérature. Je garde aussi de très
beaux souvenirs de lecture dans le train comme par exemple Un roman russe
d’Emmanuel Carrère en 2007 ou en 2011 Les Insurrections singulières de
Jeanne Benameur. C’est le lieu idéal pour se plonger pendant trois ou quatre
heures dans un bouquin. J’ai plus de mal en avion, plus peur aussi…
- Vous avez choisi d'écrire pour les jeunes lecteurs, pourquoi ce choix ?
Je ne sais pas si on « choisit » un lectorat. D’abord on écrit. Ce sont les autres,
éditeurs, amis, lecteurs qui vous disent ce que vous écrivez. Certains textes
sont parfois destinés à la jeunesse et édités finalement en littérature générale et
vice et versa. J’aime me dire que j’écris des ouvrages familiaux qui se partagent
dans la bibliothèque de la maison. Pas mal d’adultes lisent mes romans et ne
s’ennuient pas visiblement. J’aime bien cette idée. On est tellement dans une
société des rangements avec étiquettes !
En revanche pour les premiers romans (6-8 ans), les documentaires, les albums
pour les petits c’est différent. C’est un choix alors de m’adresser aux jeunes ou
enfants. Je leur glisser des histoires ou des infos à leur hauteur.
- Avez-vous un conseil à donner aux adolescents qui veulent se lancer
dans l'écriture ?
Ecrire. Tout et n’importe quoi. Ne pas se juger trop sévèrement, ni trop
gentiment. Ecrire et avancer. Il n’y a pas d’école ni de parcours type. Seuls
comptent le désir de faire, l’obsession d’écrire.
Peu à peu la pensée s’affine, les mots s’organisent, le style se personnalise. Il
faut du temps. Moi j’écris depuis l’âge de 13 ans et mes ouvrages ne sont publiés
régulièrement que depuis 2009 (j’avais 41 ans). La patience est aussi une qualité
nécessaire pour s’accrocher à l’écriture sans se noyer.
Vous aviez une autre vie avant d'être romancière, vous étiez
comédienne, pourra-t-on bientôt vous voir sur les planches ?
Plus jamais. Cette aventure est derrière moi à présent sans aucun regret.
Finalement, ce que j’aimais dans ce métier c’était les mots, le texte,
l’écriture… J’ai fait des études d’art dramatique, mais j’ai finalement peu
exercé ce métier. Cependant, j’aime toujours le théâtre et le cinéma, en tant
que spectatrice.
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- "Peur Express" vient de sortir, pouvez-vous nous raconter comment vous est-venue l'idée de cet étrange voyage à bord d'un train ?


Au départ, j’ai eu envie d’un récit avec des ados dans un train, mais je pensais plutôt à quelque chose de drôle. L’idée du huit clos était là, mais sans plus…Tout s’est accéléré lorsque j’ai croisé un sanglier en bord de route, d’ailleurs, je remercie ce sanglier en fin de roman. C’est lui qui m’a livré le ton du livre : fantastique et angoissant. En croisant cet animal sauvage, j’ai eu peur et cette peur est entrée dans mon train… Étrange alchimie que la création littéraire, n’est-ce pas ? Même en conduisant son véhicule ; on est parfois en traind’écrire…dans sa tête.


- Sans révéler l'histoire, pouvez-vous nous ce qui a été le plus compliqué pourvous dans l'écriture de ce thriller ?

Le nombre de personnages ! 6 ados plus l’enfant qui a des visions, auxquels s’ajoutent les personnages très importants du contrôleur, de la conductrice et d’Edward Michet, l’enquêteur des phénomènes paranormaux. Je me suis constitué des fiches, j’ai même ajouté des portraits de personnes que j’ai trouvés sur internet et qui ressemblaient à l’image que je me faisais de chacun de mes personnages. La construction narrative était aussi très complexe. Même si la facture en trois parties reste classique, j’ai semé pas mal d’éléments à résoudre et quand on ouvre les « boîtes » à intrigues, il faut savoir les refermer, mais aussi surprendre le lecteur. Je crois y avoir réussi avec la troisième partie, parfois déconcertante pour certains.


- Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter à bord d'un train/avion...?

Pas d’anecdote, mais un réel amour pour le transport ferroviaire. J’aime le temps du voyage en train et je rêve de pouvoir un jour monter à bord du Transsibérien.Tous ces regards échangés avec des inconnus, ou avec des vaches qui paissent dans les pâturages. Je trouve que le train est un décor très romanesque, d’ailleurs très souvent utilisé au cinéma et en littérature. Je garde aussi de très beaux souvenirs de lecture dans le train comme par exemple Un roman russe d’Emmanuel Carrère en 2007 ou en 2011 Les Insurrections singulières de Jeanne Benameur. C’est le lieu idéal pour se plonger pendant trois ou quatre heures dans un bouquin. J’ai plus de mal en avion, plus peur aussi…


- Vous avez choisi d'écrire pour les jeunes lecteurs, pourquoi ce choix ?

Je ne sais pas si on « choisit » un lectorat. D’abord on écrit. Ce sont les autres, éditeurs, amis, lecteurs qui vous disent ce que vous écrivez. Certains textes sont parfois destinés à la jeunesse et édités finalement en littérature générale et vice et versa. J’aime me dire que j’écris des ouvrages familiaux qui se partagent dans la bibliothèque de la maison. Pas mal d’adultes lisent mes romans et ne s’ennuient pas visiblement. J’aime bien cette idée. On est tellement dans une société des rangements avec étiquettes !
En revanche pour les premiers romans (6-8 ans), les documentaires, les albumspour les petits c’est différent. C’est un choix alors de m’adresser aux jeunes ou enfants. Je leur glisse des histoires ou des infos à leur hauteur.


- Avez-vous un conseil à donner aux adolescents qui veulent se lancer dans l'écriture ?

Ecrire. Tout et n’importe quoi. Ne pas se juger trop sévèrement, ni trop gentiment. Ecrire et avancer. Il n’y a pas d’école ni de parcours type. Seuls comptent le désir de faire, l’obsession d’écrire. Peu à peu la pensée s’affine, les mots s’organisent, le style se personnalise. Il faut du temps. Moi j’écris depuis l’âge de 13 ans et mes ouvrages ne sont publiés régulièrement que depuis 2009 (j’avais 41 ans). La patience est aussi une qualité nécessaire pour s’accrocher à l’écriture sans se noyer.


Vous aviez une autre vie avant d'être romancière, vous étiez comédienne, pourra-t-on bientôt vous voir sur les planches ?

Plus jamais. Cette aventure est derrière moi à présent sans aucun regret. Finalement, ce que j’aimais dans ce métier c’était les mots, le texte, l’écriture… J’ai fait des études d’art dramatique, mais j’ai finalement peu exercé ce métier. Cependant, j’aime toujours le théâtre et le cinéma, en tant que spectatrice.

 

 

Peur Express, de Jo Witek,  Actes Sud Junior (Thriller), février 2012, 333 pages, 14,50 Euros.  


Par Billie |   dernière mise à jour : 20 mars 2012

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