Au début, Anna lit. L’étudiante en hypokhâgne est diplômée de la Sorbonne et de lettres modernes. Anna Gavalda a une vie pour quatrième de couverture. Elle grandit dans une atmosphère folklo. Soudain, à 14 ans, c’est le choc, celui de la pension et des parents qui se séparent. Serveuse, caissière, etc. : sa maîtrise lui sert à faire de petits boulots. Nouveau chapitre : Anna écrit. Celle qui aime prendre sa plume envoie sa candidature à Madame Figaro pour témoigner dans le dossier spécial enfants de parents divorcés (expérience que ses enfants pourraient reproduire...) . En Seine-et-Marne, il fait calme. Anna Gavalda en profite pour écrire ses leçons – parce qu’elle est professeur de français – ou ses chroniques – parce qu’elle travaille pour le Journal du Dimanche. Elle est aussi assistante-vétérinaire et mère de deux enfants ! Elle ne manque pas d'activité, mais cela ne l'empêche pas de se lancer véritablement, en 1992, dans l'aventure littéraire : elle est la plus belle lettre d'amour de France Inter ! La nouvelle est aussi un support qui lui convient parfaitement : elle remporte nombre de concours. Mais quand il s'agit d'être élue par une maison d'édition, Anna Gavalda a plus de mal. L'écrivaine de l'amour, de la sensibilité et du quotidien trouve finalement sa chance : Le Dilletante décide de la publier. Le succès est immédiat : Je voudrais que quelqu'un m'attende part, son premier recueil de nouvelles au titre plein de promesses, obtient le prix RTL-Lire en 2000. Suit 35 kilos d'amour, son roman pour adolescents, mais aussi le poids - sans doute sous-évalué - de l'amour contenu dans ses pages ou dans Ensemble, c'est tout.