Spécial bac français : les trucs à retenir sur L'Etranger - Livres | Ados.fr

L'Etranger (Couverture du livre)

L'Etranger

Auteur : Albert Camus
Genre: Roman
Editeurs : Gallimard Sortie : 1942

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Spécial bac français : les trucs à retenir sur L'Etranger

Le courant littéraire auquel appartient L'Etranger :

Le roman est associé au mouvement existentialiste dont le chef de file, Jean-Paul Sartre, fut un temps l'ami d' Albert Camus. Paru en 1942, L'Etranger est le premier roman d' Albert Camus. Son écriture est sobre et relativement classique. Mais le livre s'inscrit dans le contexte de la guerre et véhicule un sentiment de l'absurde. L'absence de sens de l'existence est également à l'œuvre dans  Le Mythe de Sisyphe, un ouvrages de Camus publié en même temps que L'Etranger.

Le personnage principal de L'Etranger :

Il s'agit de Meursault, le narrateur, un employé de bureau algérois. Le roman s'ouvre sur son indifférence face au deuil de sa mère qui vient de mourir. Silencieux, mélancolique, Meursault incarne l'absurdité de l'existence. Mais dans certains passages, le personnage éprouve des sensations très fortes au contact de la nature, la mer et le soleil.

Le roman comporte deux parties distinctes qui correspondent à la vie de Meursault avant le meurtre qu'il commet, puis la vie du narrateur après le meurtre jusqu'à sa condamnation.
Le statut du personnage change donc au cours du roman. D'homme libre et innocent il passe à celui d'accusé, coupable de meurtre. Mais Meursault ne semble pas prendre conscience de son acte. Il est comme étranger au monde.

Comparez-le à :

- Antoine Roquentin, le héros de La Nausée (1938) de Jean-Paul Sartre, pour son incapacité à ressentir de la douleur. Roquentin envie sa femme de ménage d'épprouver du chagrin. Meursault est incapable de compassion à la mort de sa mère.

- Michel, le personnage principal de L'immoraliste (1902) d'André Gide. Comme lui, Meursault finit par tuer quelqu'un, de façon absurde.

- Voire à Julien Sorel, le héros condamné à mort du roman de Stendhal, Le Rouge et le Noir (1830), pour son refus de recevoir le prêtre avant de mourir.

L'argument qui tue :

D'après Albert Camus, la mort confronte l'homme au manque de sens de son existence. Quel sens donner à la vie, puisque l'on va mourir de toute façon et que l'on ne sait pas pourquoi on est là ? C'est la théorie de l'absurde. Flippant ! 

A voir ou à écouter si on a la flemme de lire le livre :

Camus a toujours refusé que son film soit adapté au cinéma. Mais à sa mort, la femme de l'écrivain a accepté de Luchino Visconti qu'il réalise un film tiré du livre en 1967. C'est l'acteur Marcello Mastroianni qui interprète le personnage de Meursault. Le film n'a pas reçu de très bonnes critiques à sa sortie, mais il donne bien à voir l'étrangeté du narrateur, le manque de cohérence de sa vie. 

Les fans de Robert Smith pourront réécouter la chanson du groupe The Cure, Killing an Arab, composée en hommage au livre de Camus. 

Citations :

« Un jour vient [...] et l'homme constate ou dit qu'il a trente ans. Il affirme ainsi sa jeunesse. Mais du même coup, il se situe par rapport au temps. [...] Il appartient au temps et, à cette horreur qui le saisit, il y reconnaît son pire ennemi. Demain, il souhaitait demain, quand tout
lui-même aurait dû s'y refuser. Cette révolte de la chair, c'est l'absurde ».


« [...] j'ai essayé d'écouter encore parce que le procureur s'est mis à parler de mon âme. Il disait qu'il s'était penché sur elle et qu'il n'avait rien trouvé, messieurs les jurés. »


« Dans l'obscurité de ma prison roulante, j'ai retrouvé un à un, comme du fond de ma fatigue, tous les bruits familiers d'une ville que j'aimais et d'une certaine heure où il m'arrivait de me sentir content. Le cri des vendeurs de journaux dans l'air déjà détendu, les derniers oiseaux dans le square, l'appel des marchands de sandwiches, la plainte des tramways dans les hauts tournants de la ville et cette rumeur du ciel avant que la nuit bascule sur le port, tout cela recomposait pour moi un itinéraire d'aveugle, que je connaissais bien avant d'entrer en prison. » 

Les grands thèmes de L'étranger :

. L'absurde : l'attitude de Meursault, son ennui et la froideur caractéristique de ses remarques personnelles en font la personnification d'une prise de conscience : celle de l'absurdité de l'existence.

. La révolte : à sa manière, Meursault est un révolté. Condamné à mort, il ne songe pas à se suicider. Derrière un manque apparent de moralité, le narrateur est aussi un partisan de la vérité. Face aux juges, sa franchise le pousse à avouer son crime sans chercher à se défendre. Elle causera sa perte car Meursault sera condamné à mort.

. L'hédonisme : Meursault n'est pas qu'un être distant et indifférent. C'est aussi l'amant de Marie, sa maîtresse, un ami fidèle et un amoureux de la nature.

. La liberté : à sa manière, le narrateur est un homme libre. Indifférent au monde extérieur et sans attaches solides, il mène sa vie en communion avec le monde sensible.

L'erreur à éviter quand on parle de L'étranger :

On évitera de dire que le narrateur est dépassé par les événements et incapable de compassion. En fait, Meursault est absorbé par la quête d'un absolu et de la vérité. Pas
mal, pour un anti-héros !

 
Pour mieux réviser, retrouvez aussi : Roman, ce qu'il faut connaître pour le bac

Et notre dossier spécial bac français !

dernière mise à jour : 30 janvier 2012
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